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06.05.2008
Pourquoi sommes nous identitaires?
Pour les personnes souhaitant savoir pourquoi nous sommes identitaires:
[Compte-rendu] Cercle Félix Gras #01 : Pourquoi nous sommes identitaires

A l'invitation des Jeunes Identitaires du Pays d'Aix, le Cercle Félix Gras a réuni près de 30 personnes : militants, sympathisants ou simples curieux dont certains sont partis avec la ferme intention de rejoindre les militants de la section... Après avoir commencé à faire connaissance autour d'un verre et du buffet, les trois intervenants de cette soirée ont commencé à s'installer pour prendre la prole. Ici, vous sera seulement exposée la doctrine des Identitaires (l'objet de la première intervention).
Notre doctrine
- Emancipation collective contre émancipation individuelle
Le coeur de la philosophie des Identitaires, c'est "l'émancipation collective". Par opposition au diktat de "l'émancipation individuelle", concept libertaire popularisé par mai 68 qui consiste à penser que l'individu, pour être plus libre et plus autonome, doit s'arracher à tout ce qui fait son environnement naturel de base : la famille, la province de naissance, la culture et les couleurs locales, le culte religieux, l'appartenance à une nation, à une civilisation, ... Ce concept d'émancipation individuelle est une arme commune à l'Etat et au système économique moderne dont le but est de faire définitivement disparaitre tout intermédiaire entre l'individu et les détenteurs du pouvoir central (qu'il soit politique dans le premier cas ou économique dans le second). La suppression des corps intermédiaires (ou "communautés naturelles de base") doit assurer pour l'Etat l'uniformisation du territoire (il ne devrait plus y avoir de Provençaux, de Basques ou d'Alsaciens mais que des "citoyens") et pour les multinationales, placées au sommet du système économique moderne, d'obtenir "du temps de cerveau disponible" pour écouler ses stocks dans nos caddies. On voit alors combien le concept d'émancipation individuelle, qui prétend libérer l'homme des chaînes sociales qui l'étouffent, n'est en réalité que le faux nez de l'uniformisation par le haut puisqu'il a supprimé toutes les saines protections mentales traditionnelles qui maintenait l'homme enraciné dans sa terre et garantissait la solidité de sa volonté (aujourd'hui altérée par la publicité et l'invasion de tous les niveaux de la société par l'Ordre Moral "anti-raciste").
A cette conception destructrice de l'âme européenne, nous opposons celle de l'émancipation collective. Nous pensons que l'homme nait et grandit à l'image d'une plante qui, indéfectiblement liée à une tige en bois, évolue et grandit progressivement devenant plus forte à mesure qu'elle grimpe tel un lierre sur cette tige. De la même manière, l'homme ne se réalise pleinement qu'à travers ses différentes appartenances successives, classées par hiérarchie affective ("J'aime mon village plus que ton village, j'aime ma Provence plus que ta province, j'aime la France plus que tout" Félix Gras). Nous pensons que l'homme ne peut pas résister à l'uniformisation imposée d'en haut s'il est seul et isolé (au nom de la perverse émancipation individuelle...) : il lui faut recréer le lien communautaire. Ce lien communautaire est ethnique et culturel : à la communauté provençale s'ajoute la communauté française à laquelle s'ajoute enfin la communauté européenne (ce qu'on l'appelle grossièrement "les Blancs"). C'est dans ce cadre identitaire à trois niveaux que doit renaître le lien communautaire.
L'émancipation individuelle mène à un paradoxe pourtant bien réel: l'individu ne s'est jamais senti aussi seul... Et à la fois noyé dans la masse ! C'est le syndrome du jeune qui s'ennuie en boite d'une nuit, avachi sur son fauteuil et un verre à la main, et qui regarde la foule autour de lui faire semblant de s'amuser ; et il sait qu'il n'est qu'un pion anonyme dans cette foule colorée et métissée. Il faut donc mener un combat sur deux fronts : 1°/ contre l'individualisme moderne auquel on doit opposer un esprit de communauté, de solidarité et les réflexes de clan qui vont avec et 2°/ contre la société de masse à laquelle on doit opposer une société organique riche de ses différents niveaux servant d'intermédiaires entre le pouvoir central et le citoyen.
2. Sommes-nous communautaristes ?
Oui. Nous sommes Identitaires donc communautaristes. Nous défendons notre communauté, la seule véritable communauté de France : les "petits Blancs", contre l'importation de communautés étrangères au mode de vie radicalement différent, voire contraire. Certes, le mot "communautarisme" est très mal vu en République Française mais il faut savoir aller au delà des mensonges de la propagande officielle.
La lutte contre le communautarisme est l'argument qui a toujours été utilisé par la République centralisatrice pour éradiquer les langues régionales, supprimer les corporations (qui étaient des institutions de paix sociale comparativement aux syndicats modernes, marxisants et violents), faire la chasse aux chrétiens et pour tuer la famille (au nom de l'Etat-nounou). Cette République-là, qui a toujours appelé "communautarisme" la simple volonté de voir respectée son appartenance à une patrie charnelle (la Provence, la Bretagne, le Pays Niçois, ...) ne mérite pas qu'on la défende contre un "communautarisme islamique" qui ferait vaciller ses fondements. Car il ne faut pas s'y tromper : quand, demain, la France comptera plus de musulmans que de chrétiens, et que les seconds devront batailler pour avoir encore le droit de prier dans des églises et de voir leur foi respectée dans une société en voie d'islamisation, qui sera alors le nouveau "communautarisme" qui menacera les fondements de la République laïque ? Ce sera le christianisme et ces horribles "communautaristes" de Français de souche qui persistent à rester chrétiens et à chômer le jour du seigneur ! Il faut donc avoir une vision à long terme et ne pas se réfugier bêtement dans le chauvinisme cocardier qui, demain, se retournera contre nous tel un boomerang.
3. Pourquoi le régionalisme ?
Parce qu'à une époque où le mot "nation" est sur toutes les bouches (en bien ou en mal) et que la question "qu'est-ce qu'un français ?" agite les milieux intellectuels depuis les dernières élections présidentielles, la région nous apparait comme l'élément le plus pertinent pour distinguer un Français d'un non-Français, d'un étranger ; et donc pour résoudre cette crise de l'identité. En effet, un Français c'est quelqu'un issu d'une province, d'un terroir de France : "je suis Français parce que je suis provençal et bercé, même sans en être conscient, de culture et d'attitudes propres à la Provence". Le local ne s'oppose pas au national, il en est la condition : les régions sont les racines de l'arbre France, on ne fait pas pousser ce dernier si on lui coupe les racines. La région, c'est la petite patrie ; la nation, c'est la grande patrie. Elles sont complémentaires.

4. Nous sommes anti-jacobins : nous sommes Fédéralistes
Le jacobinisme, c'est la volonté qui s'est exprimée au XIXème siècle d'uniformiser la France en voulant éradiquer les langues régionales, en tuant la religion chrétienne et en détruisant les pouvoirs locaux (anticléricalisme, obligation pour les prêtres de jurer fidélité à la République, création des départements pour affaiblir les régions en les divisant, interdiction des corporations - organisations professionelles mixtes salariés-employeurs, ...). Cette idéologie, en confondant un régime politique (la République) et la nation (en l'occurrence ici, la France), a voulu tuer la seconde au profit de la première pour en imposer le culte. En effet, puisque les Jacobins (les plus extrêmistes des révolutionnaires de 1789) ont tué toute l'âme de la France (sa religion, ses corporations, ses identités régionales, ...), il a bien fallu créer de toutes pièces une "autre France". Cette France-là, c'est celle de la Terreur, de Robespierre et du centralisme parisien. Au contraire, notre vision de la France est celle d'une assemblée de patries charnelles rendue possible par le retour au principe de subsidiarité.
Définition du principe de subsidiarité (selon le pape Pie XI, encyclique Quadragesimo Anno sur la restauration de l'ordre social, 1931) :
De même qu’on ne peut enlever aux particuliers pour les transférer à la communauté les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur propre initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une grave injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieurs pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes.
Il faut donc que les régions face à la France, comme la France face à l'Union Européenne, puissent conserver les attributions qu'elles sont capables d'assumer seules, sans ingérence du pouvoir central dans ses affaires strictement limitées. Nous sommes pour une France des régions : nous sommes fédéralistes au niveau français. Et nous sommes pour une Europe des régions : confédéralistes au niveau européen (une confédération étant une association de fédérations: la fédération allemande, belge, suisse et demain française qui sait !)
A lire : Pour une Europe identitaire et subsidiaire

5. Qui sont nos ennemis ?
L'essence même du politique selon Carl Schmitt, c'est de désigner l'ennemi. Aux Identitaires, nous avons 5 ennemis bien identifiés.
1°/ Le jacobinisme qui a uniformisé la France à coups de guillotine en chassant la religion, les régions et les traditions locales de la nouvelle "France" pure et sans tâche des Robespierre et autres Danton.
2°/ Cette forme fanatique de l'anti-racisme qui mène à l'uniformisation par la promotion du métissage alors que le vrai respect des différences est de reconnaître à chacun sa singularité sans vouloir l'altérer.
3°/ Le capitalisme financier, par opposition au capitalisme d'entrepreneurs (noble et enraciné), qui par sa vocation universelle, traverse les frontières et mène à l'uniformisation mondiale en faisant la promotion du modèle de citoyens-consommateurs (par opposition à l'antique modèle européen de citoyen-soldat) vivant dans le même village planétaire et dépourvu de toute attache spirituelle et de toute autre valeur que celle de pousseur de caddie.
4°/ La politique expansionniste des Etats-Unis qui, motivée par l'idéal d'un "siècle américain", nie les spécificités identitaires et les grands équilibres naturels du monde en voulant exporter sa démocratie dans des terres lointaines qui n'ont jamais connu Athènes et la philosophie politique européenne et qui, de facto, rejetteront avec violence un modèle politique venu de l'étranger, ce qui fait courir un grand risque d'insécurité terroriste à toutes les nations alliées à cette politique.
5°/ L'islam qui est une religion conquérante à vocation universelle, qui ne vise que la soumission des non-musulmans à la chariah (la loi coranique) radicalement opposée à la mentalité européenne de par le faible statut de la femme accordé par le Coran et notamment l'absence de distinction entre le temporel et le spirituel, c'est-à-dire entre le politique et le religieux.
6. Etre identitaire : une éthique de vie
Etre un militant collant affiches et distribuant tracts à gogo est certes une preuve manifeste de dynamisme débordant mais la plus utile des révolutions n'est pas celle dont l'on prêche les vertus au passant mais celle que l'on impose à soi-même : il faut avant tout convaincre par l'exemple. Avoir une conduite irréprochable, dans la rue comme en privé, est la première des missions que le militant identitaire s'est fixé. Avant d'embrigader son voisin dans une mystique identitaire sur la défense de son identité locale, il faut avant tout vivre soi-même cette identité locale ! Cela passe par la redécouverte de son histoire : il est indispensable de connaître l'histoire de sa région et de sa nation, les héros et grandes figures (Frédéric Mistral ou Guillaume 1er en Provence), les grandes dates (973, la libération de la France ; 1481, l'union de la Provence à la France et la doctrine du co-Etat), les victoires comme les défaites, ... Nous héritons tous de ce passé : nous en sommes les fidèles gardiens. Et le meilleur moyen de le défendre c'est encore de le connaître sur le bout des doigts pour le faire vivre et perdurer à travers les âges. Cela passe aussi par la redécouverte des senteurs et couleurs locales : il faut se réapproprier nos marchés locaux, les faire vivre par la consommation, acheter local c'est soutenir l'identité locale! Car n'oublions pas que le premier ennemi n'est pas celui venu de l'extérieur mais celui qui, à l'intérieur de chacun de nous, pousse à la paresse intellectuelle en nous maintenant dans ce cloaque d'inculture totale léguée par la propagande jacobine et "sans-frontièriste" de l'Education Nationale. Cela passe aussi par le boycott de l'ennemi : Mac Donald, le bar à narguilé ou le snack kebab ne sont que les avatars d'un impérialisme marchand et culturel : nous n'avons pas besoin d'eux, nous avons notre gastronomie, notre culture et notre propre mode de vie ! A nous d'en perpétuer l'existence, par des actes de tous les jours posés comme des actes de résistance à la domination mondiale. Nous pourrons alors dire : le Système n'aura pas l'ombre d'une seconde de temps disponible de mon cerveau !
A lire : ID Mag #01 : Pourquoi nous sommes identitaires
Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens

Source: jipaysdaix.com
02:16 Publié dans Vie militante/Vida Militanta | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

