Les JIDOC étaient présents.
Les jeunes identitaires se rassemblent pour aller honorer la mémoire du jeune Romain (NDLR : Romain est mort en juillet 2004 assassiné en Avignon par un clandestin marocain. La jeune victime avait refusé de lui donner une cigarette. Notre frère européen a été tué par le maghrébin, avec une hache, sous les yeux de sa petite amie. Romain avait 15 ans.) sur le lieu même de son agression. Ce sera une marche silencieuse, tous réunis derrière un drapeau provençal. Seul un tambour vient briser le silence, il accompagne cette marche et fait monter les pensées de chacun vers Romain. Romain et les siens... Et justement, alors que nous nous rapprochons du lieu, un homme sort d'une maison - la dernière sur notre chemin - et vient à ma rencontre. Il s'agit en fait d'un membre de la famille de Romain, celui-là même qui a découvert le corps lors du drame. Nous échangeons quelques mots et il exprime son souhait de se joindre à nous. Et nous voici donc rassemblés sur le lieu précis de la mort du petit Romain, en la présence du cousin de sa mère. L'émotion submerge chacun d'entre-nous. Tout se matérialise d'un coup. Les larmes pointent au coin de certains yeux, et je ne parviens à prononcer qu'un court discours. Après une minute de silence, nous entonnons "les oies sauvages" puis chacun vient se recueillir.
Une dizaine de minutes plus tard, sur le grand pont qui conduit à l'île de la Barthelasse (où Romain a été tué et sa famille réside), nous tendons une banderole.
Ciao Romain!
Philippe Vardon