Fitna…
Par François DANCOURT (http://les-identitaires.com/)
C’est fou le nombre de mots arabes qui ne servent à rien que l’actualité nous contraint à apprendre. Grâce au film de Geert Wilders, les Européens et les Occidentaux savent désormais que Fitna veut dire en arabe quelque chose comme « sédition ». Au demeurant, Fitna serait un synonyme de fitness que le monde blanc s’en ficherait un peu si l’Europe n’accueillait pas plusieurs millions de musulmans sur son sol.
J’avoue ne pas être allé au-delà de trente secondes de visionnage de Fitna. Vouloir dénoncer l’Islam en commençant par des vues de l’attentat du 11 septembre à New York, très peu pour moi. Sans doute très efficace pour capter l’attention de l’américain conservateur moyen, mais un peu trop grosses ficelles pour le Français que je suis. Cette simple maladresse me laisse à penser que Wilders n’est pas l’agent du Mossad que certains sites se plaisent à dénoncer.
Mais au-delà des avions percutant les TwinsTowers, la musique du film, incantations en arabe, m’a vite ennuyé. J’ai trop vécu un peu partout dans le monde maghrébin et oriental pour ne pas avoir entendu jusqu’à plus soif les appels des muezzins. Les supportant là-bas comme un élément folklorique, au même titre que les cloches des vaches dans les alpages suisses, je n’ai aucun goût à les entendre ici plus de trente secondes.
Il parait selon ses promoteurs que le film a le mérite de porter à la connaissance du plus grand nombre les appels à la haine et au meurtre contenus dans le coran. Dans le monde musulman (terme vague qui peut désigner aussi bien le roi du Maroc, occidentalisé, que le dernier ahuri d’une madressa au fin fond du Pakistan), il parait que le film ne plait pas. Le monde musulman, contrairement à d’autres civilisations, ne jure que par son livre sacré, lequel écrit par un chamelier voilà 1 500 ans environ, est à la pensée moderne ce que la momie est à l’espèce humaine. Cependant, tous les goûts étant dans la nature, y compris le totem polynésien, je n’ai jamais vu le moindre inconvénient à ce que, de Tanger à l’Indonésie, on se prosterne tous les jours pour Allah le très miséricordieux.
Mais, ce bouquin – le coran – contient de nombreux passages, mis en relief par le film de Wilders, qui disent clairement quel sort il faut réserver à tous ceux qui refusent l’amour et la paix de l’Islam. Je serais tenté de dire : pourquoi pas ? Egorger, tuer, lapider, quoi de plus répandu dans l’histoire du monde et donc de plus humain, trop humain. Libre aux musulmans qui le souhaitent d’en faire leur article de foi à l’usage des non musulmans.
Mais libre à nous de ne pas être tout à fait d’accord avec le sort, pour l’heure théorique, qui nous est promis. Il va sans dire que nous savons, pour l’avoir entendu sur France Télévision, que l’immense majorité des musulmans de France et même d’ailleurs n’aspirent qu’à la paix. Seuls quelques radicaux envisagent un concours de grimaces voire des chatouilles sous les pieds des chrétiens et autres athées. C’est donc à l’étranger, dans les sables du Sahel ou les banlieues du Pakistan, qu’il faut aller dénicher la toute petite poignée d’intégristes (vraisemblablement manipulés par Israël) qui prend au sérieux ces passages du coran. Ce sont eux qui depuis quelques décennies ont tué des moines en Algérie, des coptes en Egypte, des maronites au Liban… Ce sont eux également qui manifestent à quelques dizaines seulement dans les rues du Caire, de Karachi ou de Damas pour condamner le film de Wilders aujourd’hui comme les caricatures danoises d’hier.
Lequel Wilders, qui a tout compris en blond oxygéné qu’il est, traite les islamistes de « fascistes », ce qui n’empêche pas naturellement qu’il soit désormais, lui, catalogué « d’extrême-droite ». Wilders, en bon libéral néerlandais, ne doit plus comprendre car ce qu’il craint dans l’Islam, c’est grosso modo la fin des campings naturistes, des technoparades et des boites échangistes, mixtes ou pas. Autant dire que ses « valeurs » ne pèseront pas lourds quand l’heure des comptes sera venue.








Par Pierre Vial